A travers cette interview de Fadia Otte, découvrez le portrait de cette créatrice de bijoux d’origine libanaise, mais surtout, celui d’une femme généreuse et investie dans le bien-être de ses prochains.
Bonjour Fadia,
- FDF : Quel est votre parcours ? D’où vous vient cette passion pour les bijoux ?
Fadia Otte : Française d’origine Libanaise, curieuse du monde et de ses diversités, j’ai su au cours de mes voyages utiliser ce mélange exotique de sensibilités pour créer des bijoux uniques raffinés et originaux.
Mon histoire d’amour avec les perles commence lors de ma rencontre avec le monde tahitien à l’âge de 20 ans lorsque je tombe sous le charme d’un collier de perles noires que je ne quitte plus.
Venus ou Aphrodite m’ont probablement initié aux codes secrets de la création : « l’essentiel, personnel, intemporel… ».
- Vous avez crée le collier symbolique « Safe World Peace » qui réunit la croix catholique, l’étoile de David et le croissant de l’Islam. Quel message souhaitez-vous faire passer à travers ce collier ?
- La tolérance, en conjuguant nos différences qui font la richesse de la diversité.
- Le respect de l’identité de l’autre, l’harmonie de vivre avec nos différences, la paix pour aller vers l’autre afin d’éviter l’isolement qui crée l’ignorance.
- Pour chaque collier vendu, 10 % de son montant est reversé à l’association humanitaire « Safe World Peace ». Quelles actions effectue cette association sur le terrain ?
Elle soutient des projets éducatifs dans les pays en guerre. Concrètement, Safe World Peace contribue à la construction d’une école au Liban où elle accueillera tous les enfants de toutes les confessions. Par la suite, une crèche sera construite à Bethlehem. Puis l’association développe un programme éducatif pour les enfants Israéliens et Palestiniens : « Kids Creating Peace ».
- Ce collier est aujourd’hui distribué dans la boutique Nathalie Garçon. Pourquoi cette collaboration ?
Nathalie Garçon partage la même sensibilité que moi, elle a la même vision de la liberté, de la tolérance, le respect de vivre sa vie, sa religion, ses coutumes, sa création, de choisir ses amies de toutes religions confondues, sans jugements.
Lorsque nous nous sommes rencontrées, nous parlions le même langage : on s’est compris…
- Le projet « Safe World Peace » ayant été créé il y a 4 ans. A-t-il eu l’impact que vous désiriez ? Le message que vous vouliez transmettre est-il passé ?
Oui, mais il y a encore du boulot sur le terrain à effectuer.
- Aujourd’hui, qui porte vos colliers et bracelets « Safe World Peace » ?
Des ados, des célébrités, des politiciens, des hommes et femmes d’affaire, des gens de la rue, bref cette collection attire une population très mélangée, curieuse et désireuse de partager ce message.
- Vous êtes par ailleurs présidente de l’association « La Chaîne des amis ». D’où vous vient ce profond engagement humanitaire ?
C’est en moi : lorsque j’avais 20 ans, j’ai vécu en Indonésie, j’allais dans la rue à la rencontre des gens lépreux pour les aider, aider leur famille.
Ensuite j’ai créé ma première association pour apprendre aux femmes l’hygiène de la stérilisation des biberons des bébés afin d’éviter le choléra …
Cela vient aussi de ma famille qui a toujours aidé les gens démunis.
Quand on fait de l’humanitaire, on en parle pas trop, cela sort du cœur.
- Avez-vous de nouveaux projets ?
Oui, mettre en place un bus pour le dépistage du cancer du sein qui parcourrait toutes les régions de toutes les confessions du Liban. Et bien sûr, continuer à soutenir les projets éducatifs.