Le 61e festival de Cannes a presque vécu. C’est dimanche que l’on découvrira le palmarès dont auront décidé le président Sean Penn et son jury. Hier vendredi, c’était le projection des derniers films en compétition. Wim Wenders, palme d’or 1984 avec “Paris Texas”, preésentait son nouvel opus “ Rendez vous à Palerme” avec Dennis Hopper.
Le Français Laurent Cantet quant à lui, 3e sélection française, mettait en compétition “Entre les murs”, l’histoire d’un jeune prof qui enseigne dans un collège difficile.
Vendredi était aussi l’occasion pour le public cannois de découvrir le premier film de Charlie Kaufman, scénariste de “Dans la peau de John Malkovitch” et de “Eternal Sunsine of the spotless mind”. “Synecdoche, New York” est une oeuvre nombriliste qui nous emmène dans les méandres de l’âme de Kaufman.
Chaque acteur joue le personnage de Kaufman, rebaptisé Caden, et de son entourage. Cérébral, (synecdoque est une figure de style qui consiste à expliquer la partie par le tout ou le tout par la partie), le film ne manque pas d’humour décalé et se laisse voir en dépit de quelques longueurs.
Enfin, on retrouvait l’acteur Tonio Servillio dans “Il Divo”, un portrait au vitriol de l’homme politique italien Giulio Andreotti, signé du cinéaste Paolo Sorrentino, présent à Cannes pour la 3e fois.
La critique française continue de croiser les doigts en faveur du film d’Arnaud Desplechin “Un conte de Noël”.